Lihons

Aux Armées le 12-5-16 - 14 h. Ma chère Berthe, Ma chère petite Gilberte, Je suis arrivé à Framerville où j'ai l'intention de me reposer un jour. J'ai reçu ce matin votre lettre du 8 . J'avais prévenu le vaguemestre de la 3/51 T où j'étais en subsistance à Rosières de laisser mes lettres pour Framerville où je les aurai trouvé en rentrant. Ce qui fut fait. Relativement au portrait de mes parents, tu as bien fait. Je ferai la commission. Ma santé est bonne, merci ma chère Berthe. Je n'ai pas encore vu le petit major. Pourquoi dis-tu que tu n'hésiterais pas à aller au danger, s'il m'arrivait quelque chose ? Qu'est-ce-que çà veut dire çà ? Ce n'est pas toi qui peut repousser les Boches. Au revoir Bertzi, au revoir coco. Mille de mes meilleurs baisers et zozos. Alfred.

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